Comment bien utiliser la pressothérapie ? Guide pratique

comment bien utiliser pressothérapie

La pressothérapie à domicile s’est largement imposée chez les sportifs pour accélérer leur récupération musculaire. 

Beaucoup se sont équipés de bottes de pressothérapie. Mais une fois l’investissement réalisé, encore faut-il savoir comment bien utiliser la pressothérapie.

J’ai très souvent des questions de la part des sportifs qui ne savent pas vraiment comment utiliser leurs appareils de pressothérapie.

Quelle pression choisir ? 

Combien de temps doit durer une séance de pressothérapie ? 

Faut-il faire une séance avant ou après le sport ? 

Peut-on utiliser la pressothérapie tous les jours ? 

Et quels sont les éventuels effets indésirables ?

Dans cet article, on fait le point sur tout ce qu’il faut savoir pour bien utiliser la pressothérapie.

Comment fonctionne la pressothérapie ?

Un petit rappel rapide sur le fonctionnement de la pressothérapie : 

Les bottes (ou manchons) de pressothérapie sont constituées de plusieurs coussins d’air qui se gonflent, successivement ou simultanément, grâce à une petite pompe située dans l’unité de contrôle. Elles exercent ainsi une “vague” de pression qui remonte des pieds aux hanches, permettant ainsi de favoriser la circulation sanguine et lymphatique. 

principe pressothérapie

La conséquence, c’est une sensation de jambes plus légères et une meilleure récupération après l’effort, grâce à l’élimination plus rapide des déchets métaboliques. 

Pressothérapie : quelle pression ?

C’est une question que l’on se pose souvent avant d’acheter des bottes de pressothérapie. En effet, sur le marché il existe des modèles qui ne montent qu’à 80mmHg, et d’autres qui montent à 240mmHg. 

Ah oui, “mmHg ça veut dire quoi?” : mmHg = mm de mercure, c’est l’unité souvent utilisée pour exprimer la pression appliquée par les appareils de pressothérapie). À 110 mmHg, la pression exercée correspond à environ 15 kg de force sur une surface de 10cm par 10cm. 

Et contrairement à ce que l’on pourrait penser, il ne faut pas forcément appliquer la pression la plus élevée possible.

La compression doit être bien franche, mais elle ne doit pas devenir douloureuse.

Chacun a sa propre sensibilité, et on ne peut pas généraliser une “pression idéale”. Donc il faut tester… 

Pour te donner un ordre d’idée, après avoir testé pas mal de modèles à différentes pressions, je peux te dire qu’à 180 mmHg, la pression est déjà très conséquente. Personnellement, j’utilise environ 140 mmHg avec mes bottes préférées.

Mais la pression maximale n’est pas forcément le critère numéro 1. Ce qui est important pour moi, c’est la rapidité des cycles. Plus ils sont rapides, plus le massage est dynamique et efficace.

Et il faut savoir que plus tu augmentes la pression, plus les cycles s’allongent, ce qui rend le massage moins dynamique. 

Le point commun entre pression élevée et rapidité des cycles, c’est la puissance de la pompe. 

Le problème, c’est que les fabricants communiquent rarement sur le débit, ce qui permettrait de comparer facilement les performances des appareils. Le seul indicateur disponible, c’est donc la pression maximale annoncée. 

Donc choisir des bottes de pressothérapie qui montent à 240 mmHg, OUI, MAIS je ne conseille pas de monter à des puissances aussi extrêmes. L’intérêt d’avoir une pompe puissante c’est d’avoir un massage vraiment dynamique.

Pressothérapie avant ou après le sport ?

Réponse rapide : APRES LE SPORT ! 

Surtout si ton objectif est d’accélérer la récupération musculaire. C’est le moment où il faut évacuer l’acidité musculaire liée aux efforts intenses (voir mon article sur l’acide lactique). 

Il n’est pas nécessaire de les enfiler immédiatement après le sport. L’idéal, c’est entre 30min et 2h après le sport. 

Cela te laisse le temps de t’alimenter, de boire pour favoriser l’élimination des déchets métaboliques et de prendre une douche fraîche (ou un bain glacé!) pour refroidir ton corps.

➡️ Voir tous mes conseils pour bien gérer la phase de récupération musculaire

Peut-on faire de la pressothérapie avant le sport ?

Oui, MAIS une séance de “presso” avant le sport ne remplace pas un vrai échauffement, avec les mouvements spécifiques nécessaires à ton activité.

Elle peut activer la circulation sanguine, mais elle doit rester rapide, avec une pression relativement faible.

Pressothérapie : combien de temps ?

Pour la récupération sportive, une séance de 20 à 30 minutes est suffisante, surtout si tu disposes d’un modèle ayant un bon débit d’air.

Si ton modèle est un peu “mou du genou” 😊, tu peux pousser à 45 minutes pour avoir suffisamment de cycles. 

Mais pas besoin de faire des séances de plus d’une heure, au bout d’un moment ça n’apportera pas plus d’efficacité.

Peut-on faire de la pressothérapie tous les jours ?

comment bien utiliser pressothérapie 001

Oui, la pressothérapie peut être utilisée régulièrement chez une personne en bonne santé n’ayant pas de pathologie particulière. Mais faire une séance chaque jour? Ce n’est pas forcément utile.

Cela dépend beaucoup de l’intensité de ta séance.

Si tu pratiques une activité physique plusieurs fois par semaine, tu peux réserver les bottes aux séances intenses : fractionné, seuil, trail, après un gros match ou du renforcement musculaire. Et en général, on ne fait pas une séance intense chaque jour!

En gros, utilise tes bottes de pressothérapie les jours où tu produis pas mal d’acide lactique.

Après une séance peu intense, leur utilisation n’est pas indispensable car il n’y a pas beaucoup de déchets métaboliques à évacuer.

Il n’existe donc pas une fréquence idéale valable pour tous les sportifs. L’objectif est plutôt d’utiliser la pressothérapie après les séances intenses.

Pressothérapie : y a-t-il des effets indésirables ?

La compression est généralement sans risque ✅ lorsqu’elle est correctement utilisée et qu’elle est adaptée à la personne.

Une sensation de compression importante est normale. En revanche, une douleur, un engourdissement ou des fourmillements importants ne doivent pas être considérés comme normaux.

Si cela se produit, arrête la séance et retire les bottes ❌.

Une mauvaise installation ou un vêtement plié peut rendre la séance désagréable. Une pression trop élevée également. Il est donc inutile de choisir une pression très élevée.

Si tu ressens une douleur inhabituelle pendant une séance, mieux vaut arrêter plutôt que de vouloir « tenir jusqu’au bout ».

Quelles sont les contre-indications de la pressothérapie ?

La pressothérapie n’est pas adaptée à tout le monde.

Elle peut notamment être déconseillée en présence de certaines pathologies vasculaires ou cardiovasculaires, d’une thrombose ou d’une suspicion de phlébite, d’une infection ou de certaines lésions cutanées.

Les contre-indications peuvent également varier selon ton état de santé et le type d’utilisation envisagé.

Si tu souffres d’une maladie chronique, si tu as un problème circulatoire ou si tu as simplement un doute, demande conseil à un professionnel de santé avant d’utiliser les bottes.

Et bien sûr, la pressothérapie ne doit pas être utilisée pour essayer de traiter soi-même une blessure dont la cause n’a pas été identifiée.

Comment bien utiliser ses bottes de pressothérapie ?

Avant de démarrer, je te conseille de : 

  • mettre un pantalon fin avant d’enfiler les bottes, même en été. 
  • boire un grand verre d’eau et garder une bouteille d’eau à proximité
  • aller aux toilettes avant de démarrer (la pressothérapie donne envie de faire pipi! 😊)

Une fois les bottes enfilées, vérifie qu’elles ne présentent pas de pli important et que les tuyaux ne sont pas écrasés ou fortement pliés.

Installe-toi confortablement, de préférence allongé, les jambes légèrement surélevées pour favoriser le retour des liquides sanguins et lymphatiques. 

Commence avec une pression modérée et un programme adapté à ton objectif.

Pendant la séance, la compression doit rester confortable. Si tu ressens une douleur ou des sensations anormales, arrête le programme.

Pour une récupération après le sport, tu peux partir sur 20 à 30 minutes, avec une pression que tu supportes sans douleur.

Avec l’expérience, tu pourras ensuite adapter les réglages à ton appareil et à tes propres sensations.

Les principales erreurs à éviter

La première erreur consiste à penser que plus la pression est élevée, mieux c’est. Ce n’est pas le cas. D’autant que plus la pression sélectionnée est élevée, plus les cycles sont longs, et moins le massage est dynamique. 

Une erreur classique est d’acheter des bottes bas de gamme et de mettre une pression très forte pour qu’elles soient plus efficaces. Non, l’efficacité des bottes est surtout liée au bon chevauchement des chambres, à des programmes bien étudiés, et à un débit d’air correct ✅.

Évite également de faire systématiquement des séances très longues ou d’utiliser les bottes après chaque petit entraînement simplement parce que tu en disposes.

Enfin, ne considère pas la pressothérapie comme une solution miracle. Elle complète ta récupération, mais elle ne compensera jamais un manque de sommeil, une mauvaise nutrition, ou une charge d’entraînement trop importante.

En résumé : comment bien utiliser la pressothérapie ?

Pour une utilisation sportive, retiens surtout ces quelques principes :

Après le sport : c’est généralement le moment le plus logique si ton objectif est la récupération.

Quelle pression ? Trouve le juste milieu pour une compression ferme, non douloureuse, et qui permet de garder des cycles relativement courts.

Combien de temps ? Environ 20 à 30 minutes constituent un bon repère pour commencer.

Tous les jours ? C’est possible mais ce n’est pas forcément nécessaire. Utilise la pressothérapie après les séances intenses.

Effets indésirables ? Une forte sensation de compression est normale, mais une douleur, un engourdissement ou des fourmillements importants doivent conduire à arrêter la séance.

Enfin, garde en tête que la pressothérapie est avant tout un complément à une bonne stratégie de récupération. Utilisée correctement, elle s’intègre parfaitement dans la routine du sportif, mais elle ne remplacera jamais les fondamentaux : entraînement adapté, sommeil, alimentation, hydratation et repos.

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